Comment la tomate a sauvé ma cave

Tomates en grappes

Situation initiale

Depuis plus de quatre ans, nous avons entreposé, dans la cave un nombre incalculable de “choses” ; du carton de déménagement jamais ouvert, aux anciennes chaussures que plus personnes ne portera en passant par un certain nombre de pièces de voitures récupérées lors de la fermeture du garage dans lequel mon amoureux travaillait…. Non seulement tout ceci encombre notre espace, mais cela maintient aussi un taux d’humidité dans la cave. Et qui dit humidité, dit à terme… moisissures.

Vider la cave faisait parti de mon défi désencombrement, malheureusement, c’était un peu trop pour moi. J’ai donc demandé à quelqu’un de venir faire un devis pour la vider. Le premier à venir, après un rapide coup d’œil, m’a annoncé qu’il n’y avait aucun problème, et que son beau-père passerait le weekend suivant pour s’en occuper.

Le dimanche suivant, ledit beau-père arrive donc chez moi, accompagné d’un jeune homme, et avec son camion. Lui, passe plus de temps à regarder le contenu de la cave, à grogner, et finit par dire que si nous sortons tout sur le parking, il reviendra chercher le matos pour le jeter…. Bon, ce n’est pas tout à fait ce que j’espérais, mais si il vient chercher tout ce merdier, vider et trier la cave n’est peut-être pas une si grosse affaire. Mon Amoureux, lui, est loin d’être convaincu. Durant les trois semaines suivantes, nous évitons et le sujet, et de descendre à la cave. Je sais bien que ce n’est que reculer pour mieux sauter, mais le saut ne nous tente vraiment pas !

« Je ne vois pas le rapport avec le titre ! »

Le test en live

Donc, après avoir longuement hésité sur la manière de prendre les choses, je décide de commencer, mais pas seule ! Donc, je propose à mon Amoureux d’utiliser un timer. Je règle le minuteur sur une heure, nous faisons ce que nous pouvons en une heure, et quand la sonnerie retentit, nous laissons tout en plan.

Le premier essai est extrêmement concluant. Il semblerait que nos cerveaux sachant que le temps est limité, nous soyons plus à même de faire une tache fort déplaisante. Nous avançons donc particulièrement bien durant cette première heure de tri de cave, et ce, malgré la moisissure et l’odeur désagréable de cet endroit. Après une heure, nos vêtements partent directement à la machine, et nous sous la douche, tandis que nous sommes recouverts de poussière froide et humide.Cave vidée

Même si nous avons bien avancé, je suis incapable de dire combien de temps il nous faudra pour achever ce tri.

La deuxième heure que nous passons dans la cave, quelques jours plus tard nous parait bien plus longue, mais heureusement, nous commençons à voir des résultats !

La première heure, nous avons trié et sorti les affaires de la cave ; la deuxième heure, mon dos coincé ne me permettant pas de remonter les affaires sur le parking, nous trions, en bas, ce qui devra être sorti lors de la prochaine étape.

La deuxième heure s’achève dans le même état que la première : nous sentons le renfermé des pieds à la tête !

Pour la troisième heure, je demande l’aide de deux des enfants, ce qui évitera de trop tirer sur mon dos.

Tout ce qui doit partir à la poubelleEn moins d’une heure tout est sorti de la cave, disposé sur le parking devant la maison prêt pour le grand départ vers la déchèterie. A la fin du minuteur, nous serons quatre à rivaliser pour la première douche !

Il nous aura fallu 3 fois 1h pour vider cette cave dont on se faisait une montagne ! Peut-être que cette histoire de timer est une bonne idée, et que je devrai l’appliquer à plus de choses dans notre vie !

« Bon ok, mais elle en vient quand à cette histoire de tomate ???? »

La théorie

Cette technique du minuteur n’est pas une de mes inventions, elle a été développée par Francesco Cirillo à la fin des années 80. Sa méthode de planification est basée sur la régularité des pauses favorisant la concentration sur LA tâche à effectuer. C’est la technique dite du « Pomodoro » (tomate en italien « Nous y voilà… enfin ») qui tient en 6 étapes :

1. Définir la tâche à effectuer

2. Régler le minuteur sur le temps décidé en amont

3. Travailler sans interruption jusqu’à ce que le minuteur sonne

4. Garder une trace du « Pomodoro » accompli, sur une feuille, dans un carnet, un document word…. Afin de pouvoir faire le bilan des choses accomplies en fin de journée

5. S’accorder une (vraie) pause équivalent environ à 1/5eme du temps passé à travailler

6. Après 4 périodes consécutives, s’accorder une pause plus longue

A la base, Francesco Cirillo conseille des « pomodori » (périodes d’activités continues) de 25 minutes et des pauses de 5 minutes entre chaque période. J’ai choisi pour ma première expérience une période unique et plus longue (1h) car je savais que nous aurions besoin d’une pause (douche) extra longue et que nous n’aurions pas envie de retourner à la cave ensuite !

Les points forts de cette technique

· Aide à combattre la procrastination ; apparemment, quand notre cerveau sait que la tâche à une durée finie, il est plus enclin à se lancer et moins à repousser la tâche en se trouvant mille bonnes excuses !

· Favorise la concentration sur une seule tâche à la fois augmentant donc l’efficacité et la qualité de travail sur cette tâche donnée, et sur une période définie (un temps limité).

· Pousse à une meilleure gestion de la fatigue en obligeant le corps et le cerveau à se reposer régulièrement, diminuant par la même occasion le risque de Burn-out.

· Protège le cerveau des stimulations extérieures en retirant les sources de distractions externes (réseaux sociaux, messagerie instantanée, téléphone, télévision… etc

Pomodoro

Minuteur tomate

· Apporte la satisfaction de voir concrètement ce que l’on a accompli dans la journée.

Cette technique s’appelle « Pomodoro » car à l’origine Francesco Cirillo utilisait un minuteur de cuisine en forme de tomate ! (« Voilà, la patience paye ! »). Vous trouverez tous les détails sur le Site officiel du “Pomodoro”

Et c’est ainsi que la tomate m’a permis de vider ma cave

Si vous aussi vous souhaitez vous lancer dans la technique du « Pomodoro », vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Et quand vous essayerez, venez poster un petit commentaire sous cet article !

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4 réflexions au sujet de « Comment la tomate a sauvé ma cave »

    1. VirGinny Auteur de l’article

      Et bien, j’utilise la technique dite de la remorque. Fastidieuse mais efficace!
      Un tiers a déjà disparu, j’ai choisi de faire mon tri avant d’arriver à la déchèterie, donc j’ai emmené en premier ce qui n’était ni du bois ni du métal!
      La seconde remorque est d’ores et déjà remplie de tout ce qui est en bois et prête à être emmenée à la déchèterie.
      Voilà, fin du suspense, ça avance!

      Répondre

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